C'est un bien joli champion de France Espoir qui aura été célébré ce dimanche à la patinoire de Pole Sud de Grenoble au terme d'une élégante finale qui aura consacré les joueurs du Mont-Blanc vainqueurs d'une accrocheuse équipe rouennaise en prolongation.
Alors que plus tôt dans l'après-midi, les Brûleurs de Loups de Grenoble étaient parvenus à décrocher la médaille de bronze en se jouant des Villardiens 5 buts à 2, les rouennais débutaient leur finale dans la douleur. Mis à mal rapidement par l'offensive montagnarde qui touchait la cible par Auvitu en avantage numérique (08'27) puis Payraud (12'00), il fallait un fier dragon pour renverser une partie de la vapeur quelques minutes plus tard par Loïc Lampérier sur un gros travail dans la bande de Lionel Tarantino (12'48)
Si à la première sirène, les rouennais accusaient un retard d'un but, le début de l'écriture du deuxième chapitre s'écrivaient en bleu et blanc. "Grand monsieur" de cette finale, Yoann Auvitu profitait d'une passe de Jordan Revel pour trouver dans un angle délicat le filet rouennais (24'52) Alors que la mi-match approchait à grand pas, le Dragon n'avait de cesse de patiner après le score. Une nouvelle fois, les Dragons parviendront à tirer de l'arrière par leur exemplaire capitaine Alexandre Sucré qui avec le coeur touchait du bout de la crosse le Saint-Graal en signant le doublé en cinq minutes à peine.
En avantage numérique (27'33) puis à parité sur la présence suivante (32'00), Alexandre Sucré appuyé par son ailier Robin Gaborit venait de ramener le score de cette rencontre à 3-3 à la deuxième sirène.
De cette finale que faudra-t-il retenir ? Son vainqueur sans nul doute, son valeureux adversaire également, son héros Yoann Auvitu mais également cet haletant suspense du troisième tiers qui conduira les deux équipes à mener une solide et intense empoignade. Symbolisée par le quatrième but du Mont-Blanc inscrit par Chauvière (41'54) auquel répondait avec promptitude Quentin Berthon (42'08), la partie s'emballait et dans les tribunes de la patinoire de Pole Sud, la nervosité gagnait même les plus placides. Et lorsque Robin Gaborit venait dédier joliment son but en avantage numérique auprès de la tribune rouennaise (44'48), le camp jaune et noir pour la première fois de la rencontre prenait l'avantage dans cette rencontre.
A des années lumières d'envisager que la partie était désormais jouée, une esquisse d'espoir s'immiscait dans les espoirs rouennais. Ronan Quemener dans son filet multipliait les interventions propres tandis que ses coéquipiers se battaient sur chaque palet pour tenter de conserver ce maigre avantage chèrement acquis.
Malheureusement, c'est la parité à 5-5 que les rouennais parviendront à tenir jusqu'à la sirène finale. En effet, à défaut de pluie de casquettes, c'est un chapeau de paille qui venait de tomber joyeusement sur le glaçon de Pole Sud pour célébrer comme la tradition le veut, le "hat trick" de Yoann Auvitu, incontournable sniper du Mont-Blanc (47'31)
A 5-5 à la sirène finale, les Rouennais pouvaient déjà s'enorgueillir d'avoir poussé la grosse machine du Mont-Blanc jusqu'en prolongation. Favoris depuis le début de la saison, vainqueurs de la saison régulière, les alpins feront honneur à leur statut durant le surtemps. Alors que Monsieur Mendlowictz, l'arbitre de la rencontre levait le bras pour signaler fort justement deux minutes de cachot à l'encontre de la formation jaune et noire, une larme d'angoisse perlait sur le front d'un dragon conscient du danger de la force de frappe des alpins en avantage numérique. Crainte vérifiée après le nouveau passage devant le but d'Auvitu qui inscrivait un assassin sixième but (63'00) terrible coup de poignard pour des Dragons qui n'auront pas à rougir de leur défaite.
Comme une banalité, un lieu commun à écrire, il fallait un vainqueur à cette finale, il sera du Mont-Blanc, un joli champion de France poussé dans ses derniers retranchements par une équipe de Rouen tenace qui aura tout donné et qui aura mérité sa médaille d'argent. Un joli champion qui dédiera sa victoire à son coéquipier Marius auquel on ne peut souhaiter que des sourires pour la suite. Un joli deuxième rouennais qui rentrera en Normandie avec sa sixième médaille d'argent de son histoire.
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Espoir Elite, Carré final à Grenoble (03 & 04 mai 2008)