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Une finale à couper le souffle
09.05.05

C’est sans doute l’un des plus pages de l’histoire du Club de Hockey Amateur de Rouen qui s’est écrite hier soir sur le glaçon de la patinoire de Grenoble… Du titre en Espoir en 2004 à ceux en Cadet (2000 & 2002) sans oublier ceux en Minime (1999, 2000, 2001 & 2005), cette huitième bannière à dresser bien haut dans la patinoire de l’Ile Lacroix restera l’une des plus émouvantes et des plus sensationnelles de l’épopée du CHAR… Du suspense, de l’émotion, de l’angoisse, un dénouement à couper le souffle, n’importe quel maître du suspense au cinéma aurait adoré le scénario de ce week-end cadet en Isère dont les jeunes Cadets garderont un souvenir impérissable lové dans un coin de leur cœur.

En effet, après la demi-finale remportée la veille face à Amiens 5-2 au terme d’une solide empoignade avec l’excellent gardien picard Buysse qui finissait pas mettre un genou à terre face aux assauts de l’offensive rouennaise, les Normands se voyaient proposer une finale de rêve face à son dauphin de la poule play-off, Grenoble.

.:: Finales Cadets ::.
Rouen - Grenoble 4-4 (1-1/1-2/2-1/0-0)
Buts pour Rouen :
15'25, L.Tarantino (E.Agostini, J.Correia)
34'00, J.Correia (-)
42'41, Q.Pepy (tir de pénalité)
53'19, Q.Pepy (E.Dufournet)
-
Buts pour Grenoble :
04'12, C.Boguet (Y.Diaferia, B.Laugier)
24'26, B.Laugier (-)
35'20, M.Leblond (J.Gambier)35''20
54'13, M.Leblond (F.Sadani)
-
Rouen gagne en fusillade 3-1
Pour Rouen : E.Dufournet, Q.Pepy, J.Romand / Pour Grenoble : B.Laugier)
-
.:: 07 & 08 mai 2005 ::.
Même si les Dragons pouvaient se darder d’une invincibilité face aux Isérois avec une victoire 3-1 en Normandie et un match nul 2-2 au pied des montagnes, une finale n’est jamais un match comme les autres. Face à une patinoire de Pole Sud hostile parfois chauvine à l’extrême, les Rouennais avaient fort à faire face à une équipe grenobloise euphorique après sa demi-finale remportée la veille 6-3 face à Saint-Gervais en renversant un 0-2 à la fin du premier tiers.

Et de l’enthousiasme, il y en avait dans cette équipe des Brûleurs de Loups qui croquaient à pleine dent dans la rencontre sitôt le premier palet posé sur la glace. Après un premier court round d’observation, Yann Diaferia mettait le feu aux poudres en expédiant un missile violent après la ligne bleue que Guillaume Richard ne pouvait que détourner dans la palette de Clément Boquet qui ouvrait la marque (0-1 à 04’12) La finale des Rouennais ne pouvait pas plus mal débuter d’autant plus qu’une nouvelle fois Clément Boguet s’illustrait, dans la foulée, sur un lancer dangereux repoussé in extremis par le portier normand (06’04) Les Rouennais étaient brinquebalés, houspillés, brusqués par cette formation iséroise qui jouait crânement sa chance face à une formation normande glacée par l’enjeu. Il faut dire que cette génération là de Dragon souffrait d’un mal profond. Médaillés d’argent en 2003 et 2004 et pour certains en Espoir en 2005, ces petits Dragons là devaient d’abord mettre à mort leurs vieux démons.

Progressivement, le doute s’était insidieusement immiscé dans l’esprit des rouennais : la peur de revoir ces sempiternelles photos des années précédentes d’une remise de Coupe où les Dragons ne pouvaient contenir leur émotion, les yeux embués par les larmes tranchantes de la déception. Ce spectre de la peur de gagner resurgissait subitement dans ce premier tiers où le palet taquin jouait avec les émotions des Dragons en se refusant à franchir la ligne de but iséroise. Ainsi, Alexandre Sucré, en débordement sur la gauche, ne parvenait pas à attraper le cadre (06’37) tandis que sur une bonne travail d’Edouard Dufournet dans le coin, Kévin Igier laissait à Antonin Manavian le soin de lancer à la cage (08’47) Résolument, les Dragons butaient sur le portier grenoblois Lucas Normandon en réussite sur chaque palet à l’image de cet arrêt heureux sur une double tentative de Julien Correia (10’10 & 12’39) suivi d’une intervention solide sur un lancer puissant de Gautier Petroni à la réception d’une passe en retrait d’Alexandre Sucré (14’41)

Après tant d’occasions, les Normands auraient-ils réussi à se remettre de cette déception de cette première période si le score était resté inchangé ? On ne le saura sans doute jamais puisque dans les dernières minutes de la première période, Julien Correia s’arrachait sur la gauche pour déborder son défenseur afin de glisser la rondelle plein axe pour Erwan Agostini. Le lancer était pourtant puissant mais Normandon le repoussait une nouvelle fois. Mais cette fois, la chance tournait à la faveur des Dragons qui voyaient l’arrivée tonitruante de Lionel Tarantino qui se jetait comme un mort de faim sur la rondelle pour l’envoyer au fond des filets isérois (1-1 à 15’25)… Enfin…

Si le retour à égalité à la fin du premier tiers avait ramené un peu de sérénité dans les rangs rouennais, le début du second round plongeait à nouveau les Cadets jaunes et noirs dans le doute. A quatre contre quatre après une courte ondée de pénalité, Bertrand Laugier se frayait un chemin étroit au sein de la défensive normande pour donner la main aux siens (1-2 à 24’26) A nouveau, les joueurs d’André Svitac et Frédéric Robinet se devaient de courir après le tableau d’affichage. Un sprint effréné après le score qui voyait Quentin Pepy buter sur la cage de Normandon (25’30) tout comme Tarantino qui manquait le cadre au rebond sur un lancer de Pierre Lair (28’20) Fichtre ! Une nouvelle fois, le palet se montrait désagréable avec les Dragons et il fallait tout le talent de Guillaume Richard pour empêcher les Isérois de prendre le large… En effet, sans doute le tournant de la rencontre où le break aurait pu être fait, Mathieu Leblond filait en échappée face au portier rouennais…

De longues secondes d’angoisse sur le banc des normands où chacun retenait son souffle avant de pousser un ouf de soulagement intense après l’intervention salvatrice de Richard (29’10) Dès lors, la tempête soufflait sur la glace de Pole Sud, emporté par la furia offensive des deux équipes qui se ruaient sur la cage adverse à tour de rôle, le jeu s’emportait tandis que la tension montait d’un cran, laissant apparaître quelques gestes d’humeur de part et d’autre. Dans une relative confusion, en supériorité numérique, Julien Correia déclanchait l’explosion de joie sur son banc. Un lancer dans une forêt de joueurs… Mais où es-tu petit palet ? Personne ne le savait vraiment jusqu’à ce qu’il réapparaisse derrière la ligne de but iséroise. Les Rouennais levaient les bras bien haut, les Grenoblois s’emportaient, jugeant injuste l’égalisation rouennaise tout comme l’arbitre qui dodelinait négativement de la tête. But refusé ! Non, après consultation de son juge de ligne, le chef de la meute zébrée revenait sur sa décision et accordait le but aux Dragons sous les sifflets réprobateurs du public grenoblois (2-2 à 34’00)
Les Dragons n’auront guère le temps de savourer ce retour en grâce. Moins d’une minute plus tard, les Normands se retrouvaient à leur tour en infériorité numérique. Jérôme Gambier saisissait l’opportunité pour effectuer une habile transversale en direction de Mathieu Leblond qui perforait le but rouennais d’un slap puissant (3-2 à 35’20) Maudits, ils étaient ces Dragons ! A chaque retour au score, les Grenoblois répondaient en marquant à nouveau mais ne parvenaient néanmoins pas à tuer le suspense en prenant de la marge. A l’image de Leblond qui pouvait donner le 3-1 en break auparavant, Sacha Treille à son tour manquait le 4-2 (39’18)

Par deux fois, les Dragons avaient joué avec le cœur pour revenir au score. Par deux fois, les Dragons avaient du se sortir les tripes pour rester dans le match. Une bouffée d’adrénaline pendant deux tiers qui avaient entamer sérieusement les forces normandes. Les visages marqués, les yeux rougis par la tension, la formation rouennaise commençait à accuser le coup dans ce troisième tiers. Après avoir chasser au score par deux fois, il ne restait plus que vingt minutes aux Dragons pour renverser la tendance. Antonin Manavian à la bleue s’y employait mais les deux rebonds successifs ne permettaient pas aux Normands d’égaliser (41’00) C’est ensuite le toulousain qui partait dans une chevauchée véloce pour tenter d’égaliser. Accroché illicitement, « Néné » perdait l’équilibre et goûtait la glace (42’41). Tir de pénalité ! L’arbitre n’hésitait pas un instant et donnait à Quentin Pepy l’occasion d’égaliser une nouvelle fois. Plein de sang froid, Quentin s’élançait, propulsé par ses coéquipiers électrique sur le banc.

Quelques coups de patins interminables et l’attaquant jaune et noir trompait le cerbère isérois qui ne pouvait s’interposer (3-3 à 42’41) Sans doute les grenoblois se demandaient alors comme il viendrait à bout de cette équipe rouennais qui jouait tant avec le cœur. Leblond trouvait une nouvelle fois sur sa route Guillaume Richard (48’20) Le portier rouennais sortait le match et sauvait les siens une nouvelle fois avant que le capitaine rouennais ne sorte surgisse pour lancer à la cage. Edouard Dufournet ne marquait pas mais provoquait un rebond que Quentin Pepy convertissait en quatrième but rouennais (4-3 à 53’19) Pour la première fois de la partie, les Dragons prenaient la main. Ils ne la conserveront qu’une minute. Les Grenoblois avaient également du cœur à l’ouvrage et faisaient honneur à leur maillot en trouvant les ressources pour égaliser à six minutes de la sirène finale par Mathieu Leblond (4-4 à 54’13) Il fallait s’en remettre à la séance de prolongation pour trouver l’issue de ce match après que de solides alertes aient mis en danger les portiers de chaque coté en fin de match permettant à Lucas Normandon et Guillaume Richard de s’installer définitivement dans les projecteurs de cette finale.

Dix minutes à quatre contre quatre en mort subite : un nouveau suspense s’installait dans la bruyante patinoire grenobloise tout acquise à la cause des Brûleurs de Loups. Même si ils étaient loin de ça, il y a deux, sans doute que leurs aînés rouennais leur avaient narré cette terrible finale d’il y a deux ans où les juniors de l’époque avait buté, buté, buté encore sur la cage grenobloise avant de laisser les Isérois se congratuler dans l’euphorie. L’histoire ne pouvait se répéter de la sorte. Et pourtant on en prenait le chemin, une nouvelle fois, les Rouennais dans le surtemps manquait de réussite par trois fois, la transversale pour Pepy (61’53), le gardien pour Romand (65’25) et Sucré (67’05) Diantre, il fallait s’en remettre à la séance de fusillade… Jusqu’au suspense du suspense, elle ira cette finale… Jusqu’au bout de l’angoisse, elle ira cette finale… Même si les deux équipes méritaient de gagner, il faudra un vainqueur et c’est les tirs aux buts qui décideront de l’issue de la partie. Sur le banc rouennais, l’ambiance devenait tendue, électrique.

Enlacés les uns avec les autres, les joueurs normands faisaient bloc tandis qu’André Svitac, l’entraîneur rouennais préférait rester derrière ses joueurs, n’écoutant que les réactions du public pour connaître le déroulement de la fusillade tandis que Frédéric Robinet restait statufié, de marbre, noué par l’angoisse. Edouard Dufournet ouvrait le bal et offrait le 1-0 peu de temps avant que Quentin Pepy ne s’élance… Raté… Non ! L’arbitre faisait retirer le tir au but après que le portier ait esquissé un mouvement illicite dans sa cage. La deuxième tentative était la bonne, Quentin donnait le 2-0 et la chance tournait à la faveur des Dragons, les grenoblois ayant vendangé leurs deux essais (Treille & Leblond) Tandis que Julien Correia ne pouvait ajouter un troisième filet, Bertrand Laugier redonnait de la vie à la patinoire grenobloise…. 2-1…
Guillaume Richard pour Rouen et Lucas Normandon refusaient l’accès à leur but respectivement à Benjamin Simiand et Erwan Agostini… Le dénouement était tout proche, les comptes faits et refaits, il ne manquait qu’un tir au but aux Dragons pour remporter cette finale. Qui mieux que Jérémy Romand pris en grippe par le public isérois pour clore cette terrible séance. « Kazakh » s’élançait et finissait les bras en croix devant la cage grenobloise, ivre de bonheur après avoir marquer le tir au but victorieux des siens. Séchées les larmes de la déceptions de la semaine dernière pour les Cadets engagés à Chamonix avec les Espoirs… Oubliées les déceptions passées… Une averse de gants, de casques, de crosses s’abattaient sur la glace iséroise, les Dragons n’en finissaient plus de se congratuler, de s’embrasser, de pleurer de joie pendant de longues minutes pour certains (N’est ce pas Ronan ?)
Une long moment d’intense émotion qui durera une bonne partie de la soirée avant de rentrer en Normandie, une bien jolie médaille autour du cou… (Un grand merci à l'équipe cadet et à son staff ;o) pour le magnifique week-end passé en votre compagnie... Félicitations ;o)
Un pas de franchi pour les Cadets...
07.05.05

Assis confortablement dans les tribunes de la patinoire de Pole Sud pour assister à la deuxième demi-finale entre Grenoble et Saint-Gervais, les Cadets rouennais pouvaient savourer leur plaisir. Le sourire aux lèvres, les yeux brillants de satisfaction, le Dragon se sera sorti avec brio de sa demi-finale face à Amiens. On les savait favoris face aux Gothiques, ces Dragons là… Encore fallait-il qu’il puisse justifier leur statut face à une équipe amiénoise accrocheuse et hargneuse qui aura donné pas mal de fil à retordre aux Dragons à l’image de son gardien, Henry Corentin Buysse, formidable dans ses cages.

En effet, c’est à 58 tirs qu’il devra faire face le cerbère picard à commencer par celui d’Erwan Agostini après minutes de jeu en double avantage numérique : un cafouillage devant la cage amiénoise…

.:: Finales Cadets ::.
Finale : Dimanche 08 mai 2005s
Rouen - Grenoble (15h30) => Live
-
Rouen - Amiens 5-2 (1-1 / 2-0 / 2-1)
Buts pour Rouen :
03'24, E.Agostini (-)
37'33, E.Dufournet (-)
38'26, L.Tarantino (M.Tromeur)
54'51, P.Bourgaut (L.Tarantino)
57'21, A.Manavian (-)
-
Buts pour Amiens :
19'49, B.Desportes (A.Delplanque, G.Cazier)
48'07, P.Brohard (Y.Offret, C.Boubé)
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.:: 07 & 08 mai 2005 ::.
un palet tout triste qui cherchait une crosse rouennaise pour aller faire un tour au fond des filets gothiques… Merci Erwan, le palet finissait par visiter la lucarne picarde pour l’ouverture du score (1-0 à 03’24) Dès lors, l’incendie se propageait rapidement au milieu de la défensive amiénoise avec comme seul extincteur Buysse…

Sur un tir de Correia (07’06) sur une déviation de Dreyfus (09’58 & 10’31) ou enfin sur une tentative de Sucré (11’44), le cerbère rouge et noir commençait vraiment à être contrariant pour l’offensive rouennaise. A force de dominer sans marquer, il fallait espérer que les Dragons ne paient pas le prix de leur manque de réussite devant la cage. Malheureusement, sur une litanie de prisons distribuées à tour de bras par le zébré, les Gothiques trouvaient l’égalisation par Brice Desportes, tout heureux d’égaliser pour les siens, à onze secondes de la première sirène sur l’un des trois lancers amiénois dans les vingt premières minutes.

Galvanisés par leur égalisation en toute fin de tiers, les Picards revenaient le cœur exalté sur le glaçon grenoblois. A tel point que les rouennais semblaient réellement en danger en ce début de seconde période.

Sur une passe de Papaux pour Brohard, Guillaume Richard sortait un arrêt précieux (24’37) peu de temps avant de récidiver avec classe face à Maréchal pourtant à bout portant (25’53) Une période difficile pour les Dragons qui laissaient passer l’ondée. Après la pluie, le beau temps y compris en Normandie où la météo rouennaise s’éclaircissait dans l’allégresse. En bon capitaine, c’est Edouard Dufournet qui montrait le chemin en supériorité numérique (2-1 à 36’10) tandis que Lionel Tarantino lui emboîtait le pas deux minutes tard sur une entrée de zone de Tromeur pour la passe en soutien vers le toulousain (3-1 à 38’26) 1... 2... 3... 4... 5... 6...7...8...9... 10... Le picard était compté, au tapis, tout proche du K.O après ces deux uppercuts violents envoyés par des Dragons électriques sur leur banc.

Il restait encore vingt minutes aux Dragons pour parachever le travail entrepris lors de la fin de la seconde période. Malheureusement, les Normands ne parvenaient pas à mettre à mort l’animal blessé. Bien au contraire, la bête retrouvait un second souffle et ruait à nouveau sauvagement en donnant un violent coup de semonce aux Dragons par Pierre Brohard oublié par la défensive rouennaise (3-2 à 48’07) Une minute plus tard, les Gothiques pouvaient même revenir à parité sans la maladresse de Julien Maréchal qui pleurera toutes les larmes de son corps après le match pensant sans doute à cette incroyable deux contre un qu’il vendangeait face à Richard (49’18) La chance picarde était passée, les mouches changeaient à nouveau d’âne et les Dragons prenaient la main dans la partie. En deux contre un, Agostini glissait pour Tarantino mais Buysse intervenait (52’20) Une fois de plus le portier de la somme se montrait présent tout comme sur l’occasion suivante signée d’Alexandre Sucré qui profitait d’une belle entrée de zone d’Edouard Dufournet pour tenter sa chance (53’21)

Finalement, c’est Lionel Tarantino qui enfonçait le dernier clou du cercueil des espoirs picards en se jetant à plat ventre sur la glace pour dévier la rondelle du bout de la palette en direction de Peter Bourgaut, parti en échappée pour clouer le bec définitivement aux picards (4-2 à 54’51) Et dire qu’ils voulaient casser du rouennais, les picards en passant devant le vestiaire normand… Peut-être l’année prochaine, en attendant les Dragons bouclaient la boucle. Pour répondre à Primout qui se brisait les quenottes sur Richard en break (55’58), Antonin Manavian marquait en cage vide neuf secondes après que Buysse ne soit sorti de sa cage pour créer le surnombre (5-2 à 57’21) La sirène finale libérait les deux équipes… Laissant les uns à leur joie d’accéder à la rencontre pour laquelle ils ont œuvré tout au long de l’année tandis que les autres devaient sécher les larmes de la déception après avoir travaillé jusqu’à la dernière minute pour s’inviter au carré final.

Les Gothiques disputeront donc la petite finale demain midi face à Saint-Gervais , tandis que les Rouennais retrouveront leurs dauphins pour une finale haute en couleur sur la glace et dans les tribunes à 15h30.
Carré Final Cadet : préambule...
06.05.05

Dernier grand rendez-vous du hockey mineur rouennais, Grenoble sera le théâtre, ce week-end, des finales Cadets où Rouen aura la tâche de se mesurer à son homologue d’Amiens en demi-finale avant d’envisager une finale ou un match pour la troisième place face à Grenoble ou Saint-Gervais. Après la joie des minimes et les larmes des Espoirs, le week-end dernier, les uns vainqueurs à Bercy, les autres vaincus à Chamonix, les Cadets du duo Svitac Robinet prenaient la route vendredi matin en direction de l’Isère dans la bonne humeur mais avec le sentiment d’avoir quelque chose de beau à construire

.::Carré Final - Cadet ::.
Samedi 07 mai 2005
Rouen - Amiens (14h00)
Grenoble - Saint-Gervais (17h00)
-
Dimanche 08 mai 2005
Match pour la 3ème Place (12h00)
Finale (15h30)
.:: 07 & 08 mai 2005 ::.

« On ne se monte pas la tête pour ne pas tomber de haut. On n’a pas de quoi s’enflammer. Pour l’instant, on se concentre sur la demi-finale et le match face à Amiens » commentait jeudi, à quelques minutes du dernier entraînement en terre normande, Martin Croguennec, le défenseur rouennais, mesuré et sur de son fait avant de rajouter avec une pointe d’enthousiasme dans la voix « Nous avons tous à cœur de réussir : que ce soit ceux qui ont joué le week-end dernier où Grenoble sera la dernière occasion de l’année de remporter un titre ou ceux comme Lucas Bini pour qui cela sera la première finale et qui auront à cœur de briller. Ceux qui ont un peu plus l’habitude des finales seront là pour calmer le jeu, apporter un peu d’expérience. Toute l’équipe est super motivée à l’idée de disputer cette finale »

C’est donc une équipe cosmopolite faite d’enthousiasme, d’expérience et de talent qui descendra à Grenoble après une saison riche et pailletée de victoires.

Après une première phase vierge de défaite avec quatorze victoires en quatorze rencontres, la seconde phase où le Nord retrouvait le sud, la belle mécanique rouennaise connaissait quelques ratés. Un premier avertissement reçu à Grenoble où le cœur du Dragon parlait dans les dernières seconde de la rencontre pour aller arracher l’égalisation tant convoitée sur la sirène finale (2-2) Un premier avertissement au pied des Alpes suivis d’un coup d’arrêt dans la montagne à Saint-Gervais où les Rouennais devaient rendre les armes pour la première fois de la saison. « A Saint-Gervais, on a fait les bandits et on perd ! » ronchonne Lucas Bini avant que son compère Quentin Pépy ne rajoute sur le même ton « Quand on fait les voyous, on voit ce qui arrive ! Notre plus gros adversaire, c’est nous !

La discipline sera très importante ce week-end où l’on s’attend à un arbitrage strict comme la semaine dernière à Chamonix » Une seule et unique erreur de parcours pour ces cadets tout excités à l’idée de disputer ce carré final « Lucas ? ça fait une semaine qu’il est excité comme un puce ! » chambre Quentin Pepy en parlant de son coéquipier Lucas Bini pour lequel ça sera la première finale « Mortel ! J’ai super envie de gagner ! J’arrête pas d’y penser ! J’ai trop envie d’y être » s’agite-t-il en gesticulant dans tous les sens avec sa crête orangée sur la tête à la De Niro dans Taxi Driver qui fera des émules au sein de l’équipe cadet rouennaise.
 

Un soupçon d’excitation, une pointe de stress, une bonne louchée de motivation, un parfait cocktail de choc pour les Cadets qui aborderont ce premier match de samedi dans la « sérénité » pour reprendre les propos de Pepy qui jouera à l’instar de quatre de ses coéquipiers (Correia, Manavian, Dufournet et Sucré) leur deuxième finale en deux semaines « C’était vraiment dur ! Je suis peiné et déçu pour Alain. Cette deuxième place, ma deuxième consécutive, me reste en travers de la gorge » ressasse-t-il la mine sévère avant de balayer ce mauvais souvenir d’un revers de la main recentrant le débat sur le prochain adversaire des Dragons : Amiens « Même si on les a battu quatre fois en quatre matchs, nous restons méfiants. Même quand je jouais à Viry, je savais que les matchs entre Rouen et Amiens sont toujours spéciaux » lâche Quentin avant de laisser surenchérir le roannais Lucas, déjà dans le bain des derbys « Amiens, c’est toujours un match particulier ! »

et Martin également sur la défensive « C’est vrai, on les a joué quatre fois, on les a battu quatre fois. Mais on ne les a pas joué quatre fois avec leur équipe au complet. Nous n’avons pas une vraie idée de cette équipe d’Amiens qui nous attend » avant de conclure pour Martin comme un avertissement « Alain Vogin nous a prévenu avant de partir : notre pire ennemi, c’est Rouen ! A nous de rester discipliné. Si on commence à s’énerver et prendre des prisons, nous ne gagnerons pas. Nous avons toutes les cartes en main, à nous de nous en servir »
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